Peut-on encore être fidèle ?
Par decx le jeudi 4 janvier 2007, 12:00 - L'amour à deux - Lien permanent
Ce sujet a récemment fait débat dans l'émission de télévision "L'arène de France". Comme à l'accoutumé, 2 parties étaient représentées : les partisans de la fidélité, et les partisans de l'infidélité.
Les partisans de la fidélité
Du côté du "oui" ont pouvé notamment retrouver un évêque (si mes souvenirs sont bons), ainsi qu'un homme qui venait d'écrire un livre et qui de toute évidence était meurtri par la tromperie de sa femme. Nos modes de vie sont influencés par une longue histoire catholique mais tout en reconnaissant l'influence de ce passé religieux sur nos vies, je pense qu'il était inutile de placer un religieux dans ce débat. La fidélité serait elle réservée aux croyants pratiquants et aux personnes blessées ?
Les personnes fidèles ne le seraient elles pas uniquement par manque d'opportunité ? Manque de confiance en soi, physique ingrat, handicape, isolement… Les raisons du célibat sont nombreuses, et même après avoir trouvé une personne pour faire un bout de chemin, la situation peut rester inchangée et l'absence d'opportunité force la fidélité. Cette fidélité forcée est toujours décrite comme "choisie", mais ces personnes qui ne connaissent pas cette tentation ont elles une réelle légitimité pour participer au débat ? Si l'argent et le pouvoir font souvent tourner la tête, il existe une autre faiblesse humaine : le sexe ! C'est lorsque la tentation existe que nous pouvons réellement choisir entre la fidélité et l'infidélité.
Les personnes fidèles avaient parfois des arguments discutables, mais un élément revenait dans toutes les interventions : l'être aimé.
Les partisans de l'infidélité
Du côté du "non", on pouvait retrouver des infidèles convaincus, eux aussi, de posséder la réponse à la question du jour. Les arguments sont nombreux : "la vie n'est pas faite pour s'interdire ces plaisirs", "il faut savoir s'amuser", "ce plaisir est génial", " la vie n'est pas faite pour avoir un seul partenaire durant toute sa vie".
C'est ce dernier argument qui m'a fait douter du sujet de l'émission : les invités parlaient-ils d'infidélité, c'est-à-dire de tromper l'être aimé ? Ou parlaient-ils de la multiplication des rencontres légitimes ? Cette distinction est importante car pour moi il n'y a pas tromperie lorsque le couple est en accord sur les pratiques sexuelles de chacun.
Quelque soit les arguments avancés, un élément revenait également dans toutes les discutions des infidèles : le "moi" !
Un point non relevé dans le débat
Malgré la longueur du débat, il y a un point qui semble n'avoir frappé personne, ou du moins il a été laissé de côté : pourquoi les personnes se disant fidèles parlent toujours du couple, alors que les personnes infidèles parlent toujours d'elle-même ? L'infidélité semble être un des paroxysmes de l'égoïsme…
Fidélité ou infidélité, la question ne serait elle pas : as-tu la capacité de blesser la personne que tu dis aimer de façon exclusive ?
Commentaires
ayant été mariée à quelqu'un de totalement infidèle, je me dis que la fidélité pose problème à ceux qui ne peuvent pas l'être et la question se pose quand on est pas sûr de soi, de ses sentiments ou de l'autre.
la fidélité ou l'infidélité n'est pas une maladie, mais le reflet des sentiments et du respect que l'on a pour sa moitié!
sophie
chapeau
to be or not...